Le moulin a été érigé
vers le XVème siècle, appartenant comme le village de Warloy à
l’Abbaye de Corbie puis à la famille des seigneurs de Lameth. Il
s’agissait d’un moulin banal et par conséquent, pour y moudre leurs blés,
les paysans devaient payer au seigneur une taxe ou banalité. Les meuniers
s’engageaient à faire fonctionner le moulin auprès du seigneur,
en signant des baux ( le dernier retrouvé remonte à 1644).
Il
s’agit d’un moulin-tour, en pierres blanches, avec toit pivotant
comme celui d’Eaucourt sur Somme, Candas, Bussus– Busuel…Ce type de moulin a remplacé
les moulins à eau et moulin en bois vers le XIIIe siècle. Des modifications
importantes ont été effectuées au 18ème siècle
pour lui donner plus de puissance pour suivre l’évolution rapide de la
science, rehausse de la tour pour capter plus de vent, ajout de régulateur
à boules pour ajuster les meules automatiquement. C’était l’apogée
des moulins… C’est le dernier des 5 moulins encore debout en 1835 sur le
territoire de la commune de Warloy. Il a cessé de fonctionner en 1887,
avec l’apparition du moteur et des minoteries modernes, son dernier meunier a
été Narcisse Dubois, et habitait Baizieux. Du moulin
ne subsistent qu’une partie de la tour, quelques pièces tel que le grand
fer (axe qui faisait tourner les meules), le régulateur à boules…). Des
recherches aux archives départementales de la Somme nous
ont permis d’en savoir un peu plus sur l’histoire du moulin. Grâce aux archives
des notaires de Warloy (appelées minutes), on a pu retrouver le
nom de nombreux meuniers qui y ont exercé leur métier au cours des
siècles passés. (voir tableau ci-dessous) 
Nous savons également que ce moulin était banal. Cela signifie
que les habitants étaient obligés d’y faire moudre leur grain.
La lecture d’un bail signé le 16 août 1778 nous apprend également
qu’une maison était située près du moulin, et qu’elle était
louée au meunier avec le moulin.
Il n’était pas rare au
17ème siècle que des personnes ne sachent ni lire ni écrire.
Lorsque ces personnes devaient apposer leur signature sur un document, elles se
contentaient de faire une croix ou une marque particulière. Lorsque cela
arrivait, le notaire écrivait autour de ce signe "Marque du
dit", suivi du prénom et du nom. Quelques
exemples : 
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